Voir…

homme-nu-lucien-freud

 

Quant j irais dormir je vous en supplie ne me fermé pas les yeux.
Si par malheur je n’égard pas mon enveloppe telle Virginia dans une rivière sauvage au fond d’un sous bois mousseux…ne me fermé pas le yeux.
Déposé moi à même le sol. Sous le soleil de septembre que je choisirais sans doute, enroulé moi de moire.
Mais ne me fermé pas les yeux que je les vois venir les travailleurs…
Qui donc les gouvernent ces travailleurs acharné du passage au rien?
J’aimerai les observer se délecter de mes tissus jusqu’à blanchir mes os.
Qui du rat,du loup ou du renard voudra de mon coeur toujours trop gros. Se satisferont t’il de cette amertume qui le caractérisait jadis… Aimeront ils ce goût de pierre qui l’envellope?  les plaies encore béantes ne le rendront peut être pas très ragoutant…quoi que, tant de vivant se sont tellement délecté à les entretenir ces douleurs…

Ensuite ils s’attaqueront à mon plus bel organe, le seul qui me porte, celui qui me gouverne…celui par lequel je joui si fort que les murs de mes prisons en vibrent encore.

Cet organe qui parfois gonfle à me rompre de douleurs par le trop plein de sang et de stress… Ils s’attaqueront donc à mon cerveau, en rentrant par les oreilles que je sente leurs vibrations, la vermine découvrira l’electricité qui j’adis m’a animé.

Elles seront bloqué et peut être étouffé de toute cette matière trop dense qui m’a longtemps torturé, cette même matière qui me fait danser sur mon clavier ce soir, cette matière là aussi qui me fait savoir combien l’Amour me pénètre et me tue!

Cette matière trop abondante sera telle digéré par dix, cent, mille de ces vermines… combien pour me délester de trop de moi, de trop de peine, de trop d’enfer cérébrale.

Quant j’irais dormir ne me fermez pas les yeux… ils seront sans doute le repas intense d’un serpents gourmand qui se délecterat de mes globes pour les punir d’avoir trop vue aux travers des autres, trop vu et trop vite combien l’âme humaine est noir, combien le sang n’irrigue que très rarement le coeur en ma présence.

Trop vu l’intérêt et l’avidité envers ce que j’ai put être… trop vue aussi avec envie les autres, si eux même, si à l’aise, si facile.

Dieu que que j’ai aimé les voire ces autres, bouger, s’aimer entre eux sans jamais m’inviter…mais je les voyais vivre et imaginais ma vie…

Une fois tous cela digéré que restera t’il de moi?

Aucune traces de matière, un peu de sourires, quelques écrits, aucune réalisations , et beaucoup de douleurs…

Bref un rien parmis tant de néant et de puanteur qu’est cette époque…

Quant j’irais dormir vous en en conjure ne me fermez pas les yeux, que je vous vois encore vivre, aimez et être libre…que je le sois enfin!

 

ourbody

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